Quand la fée électricité illumine les montres – FHH Journal | shoppingmaroc.net


Et si l’horlogerie entrait dans un siècle des Lumières horloger, au sens propre du terme ? Il y a quelques mois, nous évoquions déjà un règne nouveau pour la luminescence, dopée aux rayons de la créativité et de la technologie (https://journal.hautehorlogerie.org/fr/lumineux-mon-cher-horloger/). Pour le plus grand plaisir des yeux, le panel des technologies utilisées sur ces garde-temps très éclairés englobe également l’électricité. Van Cleef & Arpels et HYT mettent ainsi à profit cette énergie dans des mouvements mécaniques. Une alternative aussi fascinante qu’éphémère aux traditionnels pigments luminescents.

Piézo, avez-vous dit ?

Début 2016, Van Cleef & Arpels présentait un premier module piézoélectrique à l’état de prototype. Deux ans plus tard, au Salon International de la Haute Horlogerie 2018, le potentiel de cette technologie s’exprime de façon tout à fait enchanteresse dans les Complications Poétiques Midnight Zodiac Lumineux. Si « piézoélectrique » vous évoque quelque chose, vous avez tout à fait raison. Il s’agit en effet de la propriété de certains matériaux (céramique et… le fameux quartz !) à se charger électriquement lorsqu’ils oscillent. Dans le cas de la pile à quartz, la matière en lamelle est mise en vibration, générant l’énergie utilisée pour le fonctionnement de la montre.

Midnight Zodiac lumineux sagittaire © Van Cleef & Arpels
Midnight Zodiac lumineux sagittaire © Van Cleef & Arpels

Chez Van Cleef & Arpels, une pression sur un poussoir met en mouvement une fine lame de céramique. « L’énergie produite par ce phénomène piézoélectrique est directement envoyée à des diodes électroluminescentes, par l’intermédiaire d’un circuit électrique. Et cela, sans aucun composant électronique, explique Nicolas Stalder, chef de projet mouvements Van Cleef & Arpels. Pour parvenir à ce résultat, nous avons travaillé sur le système mécanique et sur l’amélioration de la “poutre” piézoélectrique, ou lame, pour ce qui est du matériau utilisé et de ses dimensions. » Alors la magie opère. Sur le cadran, les diodes rétroéclairantes illuminent des bulles d’émail translucides, disposées selon les étoiles des 12 constellations du zodiaque. Le cadran scintille ainsi durant quatre secondes avant que la lueur ne s’évanouisse. Le phénomène se répète à volonté, par autant de pressions sur le poussoir.

HYT, des H4 survoltées !

Avec la H4 Alinghi et la H4 Metropolis, lancée début 2017, HYT présentait un mouvement mécanique capable de convertir de l’énergie mécanique en lumière, une première en horlogerie. Ce « module lumière » breveté, développé par Preciflex, société sœur de HYT, est une exclusivité pour HYT dans le domaine horloger. Le procédé utilisé est tout à fait comparable à celui d’une dynamo. Sur la carrure, une couronne permet de remonter le générateur dissimulé dans le mécanisme, activé par pression sur ladite couronne. Celle-ci transmet alors la bonne parole, à savoir l’énergie électrique à deux LED. Et voilà que la construction du cadran, si spécifique à HYT, s’illumine d’une lumière rasante, provenant des LED dissimulées à 6 h – blanches sur la version Alinghi et bleues sur le modèle Metropolis. Sur ce fond de lumière, le fluide contenu dans le capillaire servant à l’affichage se distingue encore davantage. Une, deux, trois, quatre, cinq secondes… avant que l’énergie ne s’épuise. Ici encore, le mécanisme se réarme à volonté. Le procédé, entièrement autonome, ne nécessite aucune pile. Avec un tel module lumière unique en son genre, les applications promettent d’être multiples puisque d’autres réalisations sont en cours de développement chez HYT et Preciflex. Lumière, maestro !


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